On aimerait tout oublier souvent. Et partir comme ça, sans raison, et tout laisser le pire le bon.
On aimerait pouvoir courir au vent, lâcher les brides jusqu'à l'allée, ne plus sentir toutes ces années.
On pourrait bien aussi se sentir libéré, ne plus jeter au loin ces cailloux séparés. On pourrait dire aussi qu'enfin c'est formidable, vingt mètres carrés pour six, rien à dire c'est pas mal ! On penserait très fort à un ciel sans nuages, comme quand j'étais petit, allongé sur la plage. C'était un coup d'un coeur qui n'en y était bien, pas besoin d'Ibiza quand on n'est qu'un gamin.
Mais moi, naturellement, je me laisserai emporter... J'irai au fil du vent par delà les cyprès. Mais moi, tout simplement, je me laisserai balader... J'irai au fil du temps par delà mes années. J'aimerais t'entendre dire que j'ai pas tout à fait tort, qu'on pourrait voir plus loin, s'arracher de notre sort.
J'aimerais qu'on fasse l'amour, qu'on se regarde dans les yeux et puis qu'on chante Dylan "Mr Tambourine Man".
